Sélectionner une page

La plupart de nous ne connaissons qu’une partie de l’histoire des trois petits cochons, Nif-Nif, Naf-Naf et Nouf-Nouf. En effet, figurez-vous qu’après avoir provoqué le loup, ils souffrirent bel et bien le vent de son courroux. « Ils courent où ces pourceaux ? » avait grommelé le loup. « Au port spatial ? Pour sûr il me prenne pour sot, quand je suis pur-sang ! »

Peut-être était-il pur, mais pour sûr il fut froid. Et quand les trois voulurent encore une fois faire le mur, ce fut un blizzard vrai qui provoqua l’arrêt des porcs dès l’aéroport.
Et jamais personne n’en souffla mot.

Mais là n’est pas notre propos. Car si je vous convie aujourd’hui à caresser vos écrans, c’est pour vous conter le récit bien moins connu, mais tout aussi truculent, de leurs charmantes cousines, connues sous le nom des trois truies.

La première, de sa propre bouche, s’appelait Pif-Pif. « C’est un fait avéré » disait-elle « que mon groin gros me laisse souvent pressentir ce que d’autres n’auraient jamais présumé. » « Ce que me laisse faire mon flair n’est pas mince affaire. Vous comprendrez donc que je projette d’en jouer comme d’un gadget. Et d’en jouer, c’est peu dire ! »
« C’est pour cela que tout le monde m’aime. »

La deuxième, de son discours, s’appelait Paf-Paf. « Voyez-vous » expliquait-elle « il suffit que nous traversions une frontière sans argent, pour que nous tombions de derrière ou de devant sur un agent de l’immigration vénère. » « Ainsi je vais, sans veine et sans haine, et sans taf ; j’amasse les gaffes, j’essuie les baffes, et le pâté … »
« C’est pour cela que tout le monde m’aime. »

La troisième, pourtant mise en verve, ne disait rien.